Photo de David Clermont-Béïque

Pascale buissières

Pascale Bussières s’est fait remarquer à 13 ans dans le film Sonatine de Micheline Lanctôt. Son interprétation de Chantal a impressionné tant la critique que le public. Elle n’a cessé de tourner pour la télévision et le cinéma avec plusieurs réalisateurs de renom au Québec, au Canada anglais et à l’international. 

En 1992, elle a obtenu le prix de la meilleure interprétation féminine du Festival international des films du monde de Montréal pour son rôle de Laure dans La vie fantôme de Jacques Leduc. On l’a redécouverte à la télévision en 1993 dans le rôle-titre de la télésérie Blanche du réalisateur Charles Binamé. Pascale a remporté plusieurs prix pour sa prestation. Ont suivi ses performances toujours aussi remarquées dans les téléséries à succès Le cœur a ses raisons, La princesse astronaute, Belle-baie, Mirador et Race to Mars. 

C’est toutefois au cinéma que Pascale a réellement vu sa carrière prendre son envol. En 1993, elle a retrouvé Micheline Lanctôt pour Deux actrices. En 1994, elle a renoué avec Charles Binamé dans le film Eldorado, qui a connu un grand succès aux guichets. Elle a enchaîné avec un premier long-métrage en anglais, When Night is Falling de Patricia Rozema. À partir de ce moment, Pascale a suscité l’intérêt de plusieurs producteurs et réalisateurs étrangers, et a tourné dans des productions néo-zélandaises, américaines et françaises. 

À partir de 1996, elle a participé coup sur coup à deux films canadiens de langue anglaise, à une coproduction avec la France intitulée Les mille merveilles de l’univers – premier long-métrage de Jean-Michel Roux – et à Thunderpoint, un film d’action destiné au marché américain. Elle a également le rôle principal féminin dans le premier long-métrage du réalisateur québécois Denis Villeneuve, Un 32 août sur Terre, qui a lancé la carrière de ce dernier. Elle a aussi joué dans Emporte-moi de Léa Pool, film pour lequel elle a reçu le prix Jutra de la meilleure actrice de soutien en 2000. 

En 1999, Pascale a fait partie de Les filles ne savent pas nager de la cinéaste française Anne-Sophie Birot et de Between the Moon and Montevideo d’Attila Bertalan. Cette même année, elle a tourné dans La beauté de Pandore, de nouveau avec Charles Binamé, et La bouteille d’Alain Desrochers. 

En 2000, elle a successivement joué dans Xchange du réalisateur américain Allan Moyle et La répétition de la cinéaste française Catherine Corsini. Depuis, elle a tourné La Turbulence des fluides de Manon Briand en 2001, Petites coupures de Pascal Bonitzer et Le papillon bleu de Léa Pool en 2002. 

Pascale Bussières a été récompensée en 2005 au Canada par des prix Jutra (meilleure actrice) et Génie (meilleure interprétation féminine) pour sa mémorable interprétation du personnage d’Alys Robi dans le film Ma vie en cinémascope de Denise Filiatrault. En 2006, elle a tourné dans Guide de la petite vengeance de Jean-François Pouliot et La capture, film de Carole Laure. En 2007, elle a joué sous la direction de Gilles Boudros et auprès de Romain Duris dans Afterwards, puis, sous celle de Jean-Marc Piché dans le film indépendant Nothing Really Matters. En 2009, elle a retrouvé pour la troisième fois la réalisatrice Micheline Lanctôt dans Suzie. Ont suivi en 2010 les long-métrages, La peur de l’eau de Gabriel Pelletier, French Immersion, réalisé par Kevin Tierney, et Marécages de Guy Édoin. En 2014, elle a tourné avec Carole Laure dans Love Project. Au cours de l’automne 2015, nous avons pu la voir dans Anna de Charles-Olivier Michaud, Ville-Marie de Guy Édoin et Les démons de Philippe Lesage. 

Au théâtre, Pascale est retournée sur les planches dans Huit clos de Jean-Paul Sartre, présentée au Théâtre du Nouveau Monde (TNM). Elle a aussi joué par la suite dans Icare de Michel Lemieux, toujours au TNM. Plus récemment, nous l’avons vue au petit écran dans les séries En thérapie, Les bobos et Complexe G. En 2016, elle a travaillé de nouveau avec Charles-Olivier Michaud dans la série Prémonitions. Elle a également fait partie des distributions des films Nous sommes les autres de Jean-François Asselin et Innocent de Marc-André Lavoie.